Lorsqu’on pense à un·e stagiaire, on pense à quelqu’un de 15-16 ans, ou une vingtaine d’années, qui commence dans le monde du travail et qui explore ses compétences grâce à un moment privilégié de mise en pratique sur le terrain de ses compétences théoriques juste acquises dans sa formation théorique à peine terminée.
Comme vous aurez l’habitude de le relever : je suis spécial·e !
En effet, après le avoir grandi au Tessin, à l’ombre des montagnes, avoir fait un gymnase avec option Biologie et Chimie, un Bachelor en Psychologie et un Master en Sociologie et Études Genre, j’avais déjà commencé ma « carrière » professionnelle par un stage de une année au Service de Jeunesse et Cohésion Sociale de la ville d’Yverdon-les-Bains. C’était une expérience fantastique, avec une collègue en or (merci Jelena !), des jeunes super dynamiques (qui sont aujourd’hui très connus dans la politique vaudoise, quelle fierté !) et des aventures incroyables en Bulgarie et en Roumanie avec Movetia et Erasmus+. Une année où j’ai pu tester, me former et apprendre le monde du travail « public », avec un mini-salaire à 2’000 francs par mois.
Après quelques mois de recherche, j’ai par la suite décroché un remplacement de maternité à Fleur de Pavé en tant qu’intervenant social, puis un contrat d’éducateurice en foyer à ASTREE, et de répondant 147 à Pro Juventute, et finalement un contrat d’éducateurice au Foyer Relais.
Ce n’est qu’en 2022, après plusieurs années à collaborer en tant que bénévole pour l’Église inclusive, que je me suis vue proposer le Séminaire de Culture Théologique, qui a complètement changé ma perspective sur la théologie et le travail en Église, par lequel j’ai commencé à être tentée. C’est ainsi qu’en 2022 j’ai commencé mon travail comme animateurice d’Église à l’Église Réformée de mon canton. Quelle péripétie !
Et ce n’est pas fini ! Parce que rien pouvait me préparer au fait que, pour suivre mon appel diaconal, il fallait que je recommence tout à nouveau, avec un « stage diaconal » en 2026 pour pouvoir devenir, qui sait, un jour, diacre.
Et rien ne pouvait pas non plus me préparer à imaginer que les débuts de mon stage soient si étonnamment surprenants, saisissants et éblouissants. En effet, dès la première semaine de formation, j’ai fait la paix avec moi même, avec l’Église et avec ma foi et ma spiritualité. J’ai aussi compris beaucoup de subtilités qu’en 4 ans à travailler pour mon Église je n’avais jamais saisi, reconnu et réalisé, tout ça grâce à une équipe de formation exceptionnelle !

Le début de mon stage m’a encore plus confirmé que, avant de travailler pour une Église Réformée (ou n’importe quel autre lieu de travail avec des fortes valeurs et traditions) il est indispensable de passer un processus d’évaluation (tel le PEP) et un processus d’introduction à la pratique professionnelle et l’attitude attendue de la part de ses professionnels.
Lors de mes premières séances de formation, j’ai pu retenir plus que toute autre chose, l’importance de la déontologie, de la posture, de la casquette qu’on utilise quand on travaille, de l’acceptation de la situation actuelle telle qu’elle est et des personnes telles qu’elles sont, pour pouvoir construire un espace de travail serein, focalisé sur la relation et le professionnalisme.
Voilà, pour le moment c’est tout pour mon premier mois de travail, qui a été surtout théorique, mais à partir de demain, la pratique commence et je me réjouis de mettre dans le terrain toutes ces beaux concepts appris sur les bancs de Ref-Formation.
À la prochaine !
Bisous, Andrea.


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